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L'Overdose de LSD Qui a Défié la Science

  • Photo du rédacteur: Yann Marek
    Yann Marek
  • 18 juil.
  • 2 min de lecture

L'Histoire Incroyable de "CB"

En septembre 2015, une femme de 46 ans, connue sous le nom de "CB" dans les documents médicaux, a fait une erreur spectaculaire : pensant prendre de la cocaïne, elle a sniffé 55 milligrammes de poudre de LSD pur. Cela correspond à environ 550 fois la dose classique de 100 microgrammes. Normalement, cela aurait dû être mortel, mais ce ne fut pas le cas.


Un corps étonnamment résistant

Il n'existe pratiquement aucun cas connu de décès dû à une dose trop forte de cette substance. Les scientifiques pensent qu'une dose mortelle chez l'humain se trouverait seulement autour de 14 000 microgrammes. Le LSD est extrêmement puissant pour le cerveau, mais il est étonnamment inoffensif pour le reste du corps, ce qui est très rare pour un médicament ou une drogue.


Après l'accident : la douleur remise à zéro

L'aspect le plus incroyable de l'histoire de "CB" n'est pas qu'elle ait survécu, mais ce qui s'est passé ensuite pour sa santé :

  • Fin de la douleur : Elle souffrait depuis dix ans de graves douleurs aux nerfs dues à la maladie de Lyme, qu'elle calmait avec de la morphine. Après cette dose massive de LSD, sa douleur a disparu.


  • Un arrêt des médicaments sans souffrance : Elle a pu arrêter la morphine sans ressentir le manque et les douleurs que l'on subit d'habitude quand on arrête ce genre de traitement très puissant.


  • Une solution sur le long terme : Quand la douleur a fini par revenir, elle a réussi à la calmer en prenant de toutes petites quantités de LSD (ce qu'on appelle le microdosage), avant de réussir à se passer totalement des deux substances.


Quand les mots bloquent la science

Publiée en 2020 par les chercheurs Mark Haden et Birgitta Woods (aux côtés de deux autres histoires similaires), cette étude s'accompagne d'un avertissement très clair : trois témoignages ne prouvent pas que cette drogue est totalement sans danger, et personne ne doit essayer de reproduire cette expérience.


Cependant, cette histoire montre qu'il y a un grand vide dans la recherche médicale. Nous manquons cruellement d'études sérieuses sur ces situations extrêmes, en grande partie parce que le simple mot « overdose » a fait peur et a bloqué le sujet avant même qu'il ne soit exploré. Parfois, ce que nous croyons savoir sur les médicaments et les drogues vient davantage de notre culture — où les mots « toxique » ou « dangereux » agissent comme des punitions définitives — que de véritables preuves médicales. Cela nous pousse à nous demander quelles substances ont été réellement étudiées par la science, et lesquelles ont simplement été rejetées par principe. Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32048609/  

 
 
 

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